Aller au contenu

Tempête de mélanges - Mardi 16 février 2106


uranium

Recommended Posts

Est-ce que c'est déjà arrivé qu'un système déjoue au dernier moment toutes les prévisions ? Ça m'étonnerait mais la dynamique ici est peut-être assez différente de ce qu'on connaît en France avec les creux dépressionnaires. 

La réponse est : C'est déjà arrivé, une fois les avertissements de neige étaient sorti en soirée avec un consensus des modèles   15-30 cm de Montréal à Québec,Estrie, Beauce... rendu au matin... pu d'avertissement... il n'avait même pas tombé de neige sur Montréal et 5 cm en Estrie. Ça avaient tassé de 100 km minimum vers l'est en 1 passe. Rare mais possible.

 

ET le 2 février 2010... 5 cm prévu sur l'Estrie, Beauce à 15h45... finalement il tomba 45-50 cm de neige avec des thundersnow dans la soirée et nuit vu que le système était tassé plus que prévu... seul L'UKMET et le HRRR l'avait prévu.

Modifié par dave20
Lien vers le commentaire
Share on other sites

Oui, mais ce n'est pas dans le domaine du rêve ici, mais de la possibilité pour Montréal. Tous les modèles ont déplacé le centre à l'est et/ou refroidie leur prévision. Une autre passe et ça y est presque.

Modifié par Blizzard
Lien vers le commentaire
Share on other sites

Vraiment Érol... je ne me suis jamais vraiment arrêté à cela.   C'est pas d'hier que l'on dit la même chose et c'est souvent le cas aussi dans les discussions météo provenant de la source.

 

Soit nettement trop chaud ou trop neigeux-précipiteux.    D'ailleurs il le dise très souvent dans leurs discussions interne et c'est encore le cas sur la discussion poster par Uranium plus haut.

 

Pourquoi ?  Mauvaise configuration du modèle, j'sais pas.  

 

Et le problème ne se corrige pas non-plus... sûrement faute de budget ou de coupures chez EC depuis des années.   ;-)

Bonjour Erol et Erick,

 

Dans un modèle météo, toute la dynamique qui concerne les phénomènes qui font intervenir une échelle de distances inférieure à la distance entre les points de grille sont modélisés approximativement, de façon statistique. En gros, les phénomènes turbulents sont considérés dans leurs moyennes, puisqu'on ne peut pas les modéliser dans leurs détails. C'est ce qu'on appelle la physique du modèle, par opposition à la dynamique des phénomènes de plus grande échelle. La physique d'un modèle se base sur des relations empiriques et sur des hypothèses simplificatrices sophistiquées, il s'agit d'une modélisation relativement complexe, dans laquelle les erreurs, les simplifications abusives et les approximations exagérées sont difficiles à repérer. Quand il y a surchauffe dans le bas de l'atmosphère, ou trop de précipitations, c'est presque certainement cette physique qui est en jeu.

 

Dans le cas du REG, je suis convaincu que si on connaissait la cause de ses biais au niveau de la physique du modèle, son code serait rapidement corrigé. Il y a une marge entre constater les biais d'un modèle et en connaître les causes précises. C'est certain que chez EC on n'a pas le budget qu'ils ont en Europe relativement à l'ECMWF pour se pencher sur le problème et le résoudre.

Modifié par Wave
Lien vers le commentaire
Share on other sites

jtomtom: J'ai oublié de mentionner que les cas ou une surprise est arrivé, c'est lorsque la dépression est prévue se développer quelques heures avant de nous toucher... non pas un système provenant du Colorado par exemple.

 

Oui je vois, ça tient plus à la difficulté de prévoir l'endroit et l'intensité du creusement que la trajectoire au long cours. 

Lien vers le commentaire
Share on other sites

S'il y a une chose qui peut faire la différence ici, c'est la vitesse de déplacement du système. D'ailleurs, on le voit entre les prévisions de ce matin et celles de cet après-midi : le système serait plus rapide que ce qui était auparavant prévu, de sorte que l'air chaud monte un peu moins au nord et de sorte que le centre passe un peu plus à l'est. Pour le reste, la constance des ECMWF et GFS, de même que leur historique, sont le gage d'une dynamique et d'une physique relativement bien modélisées.

 

En ce qui concerne la possibilité (non mentionnée) d'une surprise qui nous viendrait de la côte, la raison pour laquelle les ensembles l'ont presque éliminée, c'est probablement la force de l'anticyclone sur l'Atlantique, qui s'oppose au creusement de la pression dans cette direction, ce qui ressert davantage les isobares et favorise le flux du sud à 850 hPa à l'est des Grands-Lacs jusqu'à nos secteurs, déviant le front chaud et la tempête vers le nord.

 

Ceci dit, j'ai hâte de voir comment le système va réagir à l'écoulement du nord-est dans la vallée du St-Laurent depuis l'estuaire.

Modifié par Wave
Lien vers le commentaire
Share on other sites

Et voici ce qu'en pense les gens de chez EC...  ;-)

Allo (à l'eau) !

 

Que de discussions pour cette dépression avec une trajectoire plutôt inhabituel. La forte zone de haute pression doit sûrement être un "joueur" important dans cette trajectoire prévue.

 

En ce qui me concerne: un peu de neige suivi de verglas pour terminer de la pluie. Température prévue de 10°C avec une belle circulation d'air chaud provenant du sud. Beaucoup de pluie pour le sud-ouest de la province. Bref! Un peu désolant de voir une telle température et autant de pluie. Peut-être une "surprise" (tu sais ce que je veux dire) pour demain ?

post-1553-0-02765200-1455588199_thumb.gif

  • Aime 1
Lien vers le commentaire
Share on other sites

Bonjour Erol et Erick,

 

Dans un modèle météo, toute la dynamique qui concerne les phénomènes qui font intervenir une échelle de distances inférieure à la distance entre les points de grille sont modélisés approximativement, de façon statistique. En gros, les phénomènes turbulents sont considérés dans leurs moyennes, puisqu'on ne peut pas les modéliser dans leurs détails. C'est ce qu'on appelle la physique du modèle, par opposition à la dynamique des phénomènes de plus grande échelle. La physique d'un modèle se base sur des relations empiriques et sur des hypothèses simplificatrices sophistiquées, il s'agit d'une modélisation relativement complexe, dans laquelle les erreurs, les simplifications abusives et les approximations exagérées sont difficiles à repérer. Quand il y a surchauffe dans le bas de l'atmosphère, ou trop de précipitations, c'est presque certainement cette physique qui est en jeu.

 

Dans le cas du REG, je suis convaincu que si on connaissait la cause de ses biais au niveau de la physique du modèle, son code serait rapidement corrigé. Il y a une marge entre constater les biais d'un modèle et en connaître les causes précises. C'est certain que chez EC on n'a pas le budget qu'ils ont en Europe relativement à l'ECMWF pour se pencher sur le problème et le résoudre.

 

Très bon point, merci pour la ventilation des causes possibles. Effectivement, constater un bias est une chose, trouver les paramètres qui en sont la cause en est une autre. Parlant de l'ECMWF, sa résolution horizontale est globalement d'environ 14-16km. Celle du GFS est passée de 27 à 13km dans sa dernière mise à jour. Cependant, sa résolution verticale n'a pas changée soit, 62 niveaux tandis que celle de l'ECMWF est à plus de 130. Closed tread :-)

Lien vers le commentaire
Share on other sites

Bonjour Erol et Erick,

 

Dans un modèle météo, toute la dynamique qui concerne les phénomènes qui font intervenir une échelle de distances inférieure à la distance entre les points de grille sont modélisés approximativement, de façon statistique. En gros, les phénomènes turbulents sont considérés dans leurs moyennes, puisqu'on ne peut pas les modéliser dans leurs détails. C'est ce qu'on appelle la physique du modèle, par opposition à la dynamique des phénomènes de plus grande échelle. La physique d'un modèle se base sur des relations empiriques et sur des hypothèses simplificatrices sophistiquées, il s'agit d'une modélisation relativement complexe, dans laquelle les erreurs, les simplifications abusives et les approximations exagérées sont difficiles à repérer. Quand il y a surchauffe dans le bas de l'atmosphère, ou trop de précipitations, c'est presque certainement cette physique qui est en jeu.

 

Dans le cas du REG, je suis convaincu que si on connaissait la cause de ses biais au niveau de la physique du modèle, son code serait rapidement corrigé. Il y a une marge entre constater les biais d'un modèle et en connaître les causes précises. C'est certain que chez EC on n'a pas le budget qu'ils ont en Europe relativement à l'ECMWF pour se pencher sur le problème et le résoudre.

 

Merci Alain ... j'apprécie  :thumbup:

Lien vers le commentaire
Share on other sites

S'il y a une chose qui peut faire la différence ici, c'est la vitesse de déplacement du système. D'ailleurs, on le voit entre les prévisions de ce matin et celles de cet après-midi : le système serait plus rapide que ce qui était auparavant prévu, de sorte que l'air chaud monte un peu moins au nord et de sorte que le centre passe un peu plus à l'est. Pour le reste, la constance des ECMWF et GFS, de même que leur historique, sont le gage d'une dynamique et d'une physique relativement bien modélisées.

 

En ce qui concerne la possibilité (non mentionnée) d'une surprise qui nous viendrait de la côte, la raison pour laquelle les ensembles l'ont presque éliminée, c'est probablement la force de l'anticyclone sur l'Atlantique, qui s'oppose au creusement de la pression dans cette direction, ce qui ressert davantage les isobares et favorise le flux du sud à 850 hPa à l'est des Grands-Lacs jusqu'à nos secteurs, déviant le front chaud et la tempête vers le nord.

 

Ceci dit, j'ai hâte de voir comment le système va réagir à l'écoulement du nord-est dans la vallée du St-Laurent depuis l'estuaire.

 

Oui la vitesse du système est à ne pas négliger. J'avais remarqué ce fait hier soir sur les sorties de 00z. Une fois en Pennsylvanie (42e h), le centre prenait de la vitesse. J'ai soulevé ce point en page 1 de ce forum.

Lien vers le commentaire
Share on other sites

Très bon point, merci pour la ventilation des causes possibles. Effectivement, constater un bias est une chose, trouver les paramètres qui en sont la cause en est une autre. Parlant de l'ECMWF, sa résolution horizontale est globalement d'environ 14-16km. Celle du GFS est passée de 27 à 13km dans sa dernière mise à jour. Cependant, sa résolution verticale n'a pas changée soit, 62 niveaux tandis que celle de l'ECMWF est à plus de 130. Closed tread :-)

Cool, c'est bon à savoir, merci Éric! Et les 130 niveaux du ECMWF, ouf! ça c'est du calcul!! Grosse différence avec les autres.

Lien vers le commentaire
Share on other sites

Rejoindre la conversation

Vous pouvez publier maintenant et vous inscrire plus tard. Si vous avez un compte, connectez-vous maintenant pour publier avec votre compte.

Invité
Reply to this topic...

×   Collé en tant que texte enrichi.   Coller en tant que texte brut à la place

  Seulement 75 émoticônes maximum sont autorisées.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédent a été rétabli.   Vider l’éditeur

×   Vous ne pouvez pas directement coller des images. Envoyez-les depuis votre ordinateur ou insérez-les depuis une URL.

Chargement
×
×
  • Créer...