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galernes


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Pour compléter mon introduction aux rentrées maritimes je me permets de parler du facteur océanique bien étudié par mon collègue Wisdorff au temps où il était à La Rochelle car il conditionne le renforcement et l'humidification de la source froide océanique. Pour refroidir et donc humidifier la masse d'air au contact de l'océan, il faut qu'un régime d'est vienne lécher les côtes des Cantabriques pendant plusieurs jours, provoquant ainsi la remontée des eaux froides par "up welling", et leur glissement vers le nord grâce à Mr Coriolis. Le gradient thermique horizontal se renforçant sensiblement en face du continent surchauffé, un front de rafales se déclanche noyant la côte sous brouillards, stratus et vents violents qui ont mis en danger bien des véliplanchistes : ce sont les galernes bien connues des pêcheurs basques et de tous les habitants de la côte. Verticalement cette masse d'air subit un affaissement intense qui pulse l'écoulement horizontal en violentes rafales. D'où le premier prédicteur à l'analyse : l'onde de hausse de pression ( plus 3 à plus 8 hectopascals en 3h) qui s'engage rapidement d'w en est le long des Cantabriques. Cette fois-ci on n'a pas atteint ce stade, mais la rentrée maritime est allée jusqu'à la Méditerranée,il bruinait à toulouse à 6h lundi, où l'on perdu 6° en max. Tarbes a perdu 12,1 °, les rafales,modestes, ont atteint 32kt dimanche soir et la hausse de P ,presque 4 HPA entre 21 et 00H. Je regrette que cela n'ait pas été bien prévu parce qu'évident Dimanche après-midi.

Maintenant, il est évident que l'injection d'air froid par le haut sur un pied chaud et humide doublera les causes d'instabilisation et conduira à des orages inquiétants avec de forts riques de grêle. C'est l'entrée en lice de l'échelle synoptique que je n'oublie évidemment pas.

Amitiés météorologiques à tous. C.L.

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Cher MR Lefèvre;

Décidément,c'est un véritable plaisir de discuter avec vous,tellement vous avez à nous apprendre et c'est une immense joie.

Vous m'avez obligé à chercher dans les archives une galerne. Etant adhérent de la S M F,j'ai retrouvé dans la revue la météorologie une galerne survenu le 13 mai 2002: je cite:"Dans le sud ouest,les violentes rafales déracinent des arbres dont certains coupent des lignes électriques et arrachent des poteaux téléphoniques. La différence de T°c entre la cote 14°c et la terre 26 à 28°c, le vent de secteur sud qui s'oriente à l'ouest au passage du front chaud,sa brusque montée en puissance à ce moment la pendant 15 à 30 minutes et les précipitations modérèes sont caractéristique d'une galerne. Toutefois,ce terme est abusif car la zone touchée est bien plus importante que pour les galernes classiques( zone cotière du sud est du golfe de gascogne) 104km/h à Jamericourt (oise),108km/h à Nuaille (charente maritime ) ,112 à ouessant,115 à Biarritz, 115 à Niort, 119 à la pointe de Socoa,126 à lège cap ferret et 133km/h à Biscarrosse..." Ce dimanche dernier,tous les ingrédients étaient reunis pour une galerne.23°c sur la cote 38.5 °c 50km plus loin à l'interieur des terres (Gironde) . Comme quoi les observations dans les moindres détails sont impératifs . Cependant ,je cherche quelques précisions: la remontée des eaux froides par "up welling" c'est égal au remplacement de l'eau de surface par celle des profondeurs je suppose, donc dans ce cas,le mistral et la tramontane provoquent également un "up welling" sur le golfe du lion, est ce exact? Selon également vos explications,cette masse d'air subit un affaissement intense qui pulse l'écoulement horizontal en violentes rafales, il s'agit en gros d'une sorte de brise thermique x 10 ou 20. Cet affaissement doit donc conduire à une forte subsidence d'ou hausse brutale de pression d'ou la création d'une sorte de front de rafale, est ce exact? Je suis ravi de vos explications,car ce phénomène de galerne n'est ni expliqué sur le site de météo france,ni aux cours du cned,ni dans les cours de EMN n°6,n°11,et n°4 du moins pas vu dans le n°6. Par contre dans le cour n°4 que j'étudie de manière bénévolement en ce moment,ils parlent d'un indice qui fonctionne bien pour la prévision de grêle :Fawbush-Miller . Mais je n'est pas la formule mathématique pour l'exploiter,si vous la connaissez, pourriez vous me la donner merci

Encore mille fois merci ,on en réclame d'autres , nous allons finir par devenir le cercle des météo disparus.

Amitiés météorologiques

laurent violet

 

PS concernant les prévisions et les observations je serais mille fois plus vigilant maintenant.

 

 

 

Envoyer mon message (24-06-03 16:24)

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Oui, l' "up welling" est bien le remplacement des eaux chaudes de surface par des eaux profondes plus froides ; mistral et tramontane en sont des acteurs très efficaces, les baigneurs de la côte languedocienne le craignent beaucoup car, non seulement ils mangent du sable, mais la température de l'eau baisse parfois de d'au moins deux ou trois degrés.

En ce qui concerne les indices d'instabilité, "Fawbush et Miller" est à mon avis le meilleur que nous ayions eu depuis 40 ans, à condition de partir d'un R.S. représentatif (au bon endroit et au bon moment). Je suis très content de lui voir refaire surface aujourd'hui dans ces cours que je ne connais pas.

Si je me souviens bien on entre avec Galway ( thêta max + R moyen des 1000 premiers mètres et l'on monte ce point de condensation sur la pseudo obtenue jusqu'à l'isotherme moins 5°. Cette ascendance s'effectue à droite de la courbe d'état en cas d'instabilité, bien sûr. On considère alors l'aire qui sépare les deux courbes (d'état et pseudo) comme l'intégration des poussées d'Archimède élémentaires dirigées vers le haut de chaque niveau traversé; elle peut être graduée en vitesses verticales à son sommet( T= -5°). La vitesse limite de chute des grêlons ayant été calculée on a sorti un abaque à deux entrées donnant le diamètre attendu après avoir estimé qu'une vitesse verticale donnée maintenait en suspension des grêlons en formation de vitesse limite de chute inférieure et donc voués à continuer à grossir. C'est une précision, me semble-t-il illusoire, mais on dispose au moins d'une donnée quantifiable . Je ne sais si on l'a injectée dans un modèle comme l'indice K ou Showalter ou Galway, mais ce serait, à mon avis un bien meilleur indice.

On peut d'ailleurs en améliorer l'entrée en tenant compte non pas bêtement à l'emporte-pièce du début de Galway, mais du point de condensation le plus à droite du sondage, quel que soit son niveau, 820 ou 850, ou 830 HPA et donc sur une plus forte pseudo , embrassant une aire supérieure.

On peut aussi discuter le niveau supérieur choisi : pourquoi pas moins 7 ou moins 10° ? Météorologiquement vôtre .C.L.

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