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serge44 : (16 août 2017 - 19:42) Y a pas quoi s'attarder à discuté politique au réveillon , Poutine , Trumps et les marionnettes de Québec et Otawwa . ce serait enuyant
Stratus : (16 août 2017 - 13:01) Faut pas mélanger politique et réveillon selon mon expérience ! :P
erol : (16 août 2017 - 11:34) Ça me donne le goût de t'inviter à mon réveillon du temps des Fêtes, Stratus. On a tellement de point en commun. :lol:
Dal : (16 août 2017 - 08:56) Je suppose qu'il y a de bon et de mauvais côté n'importe où on vit donc c'est vrai que l'herbe n'est pas toujours plus verte ailleurs.
Stratus : (16 août 2017 - 07:56) Oui si le travail t'amène ailleurs. Mais qu'on n'insulte pas mon pays en le traitant de République de banane ou en disant que ce serait mieux ailleurs. Le Québec est un des endroits au monde où on vit le mieux, c'est notre patrie, notre histoire, notre culture. L'herbe n'est pas plus verte chez le voisin.
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Le Gulf Stream "contrarié" plus vite que prévu


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2 réponses à ce sujet

#1 Jean-Louis

Jean-Louis

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Posté 17 février 2017 - 12:28

Bonjour à tous
 
Information toute récente (15 février) du CNRS sur le refroidissement de l'Atlantique nord, plus rapide que prévu initialement.
 
 
Atlantique Nord : le risque d'un refroidissement rapide au XXIe siècle revu à la hausse:

La possibilité d'un changement important du climat autour de l'Atlantique nord est connue depuis longtemps, comme symbolisée par la fiction hollywoodienne « Le jour d'après ». Pour en évaluer le risque, des chercheurs du laboratoire Environnements et paléo environnements océaniques et continentaux (CNRS/Université de Bordeaux) et de l'Université de Southampton ont développé un nouvel algorithme pour analyser les 40 projections climatiques prises en compte dans le dernier rapport du GIEC1.
Cette nouvelle étude fait grimper la probabilité d'un refroidissement rapide de l'Atlantique Nord au cours du XXIe siècle à près de 50 %.
La revue Nature Communications publie ces résultats, le 15 février 2017.

Détecté dans toutes les projections des modèles climatiques actuels, le ralentissement de la circulation océanique de retournement2 (dont fait partie le fameux Gulf Stream qui apporte la chaleur de la Floride jusqu'aux côtes européennes) pourrait entraîner un bouleversement climatique sans précédent.
En 2013, le GIEC, se basant sur les résultats d'une quarantaine de projections climatiques, a estimé que ce ralentissement s'installerait progressivement et sur une échelle de temps longue.
Un refroidissement rapide de l'Atlantique Nord au cours du XXIe siècle semblait donc peu probable.

Dans le cadre du projet européen EMBRACE, une équipe d'océanographes a réexaminé ces 40 projections climatiques en se focalisant sur un point névralgique au nord-ouest de l'Atlantique Nord : la mer du Labrador.
Cette mer est le siège d'un phénomène de convection, qui nourrit à plus grande échelle la circulation océanique de retournement. Ses eaux de surface se refroidissent fortement en hiver, deviennent plus denses que les eaux de profondeur et plongent vers le fond. La chaleur des eaux profondes est transférée vers la surface et empêche la formation de banquise.
Choisissant d'étudier ce phénomène de convection en détail, les chercheurs ont développé un algorithme capable de repérer les variations rapides des températures à la surface de l'océan. Cette « moulinette statistique » a révélé que 7 des 40 modèles climatiques étudiés projetaient un arrêt complet de la convection engendrant des refroidissements abrupts – 2 ou 3 degrés en moins de dix ans – de la mer du Labrador, induisant de fortes baisses des températures dans les régions côtières de l'Atlantique Nord.

Mais un tel refroidissement rapide, simulé seulement par quelques modèles, est-il vraisemblable ? Pour répondre à cette question, les chercheurs se sont penchés sur la variable clé du déclenchement de la convection hivernale : la stratification océanique.
Ces variations verticales de la densité des masses d'eau sont bien reproduites dans 11 des 40 modèles. Parmi ces 11 modèles, qui peuvent être considérés comme les plus fiables, 5 simulent une baisse rapide des températures de l'Atlantique Nord, soit 45 % !

Ces résultats issus de modèles climatiques pourront être confrontés aux futures données du projet international OSNAP qui prévoit l'installation de bouées fixes dans le gyre subpolaire. De quoi anticiper de possibles refroidissements rapides dans les années à venir. Ce risque devra par ailleurs être pris en compte dans les politiques d'adaptation au changement climatique des régions bordant l'Atlantique Nord. Fin du communiqué.
 
Soit pour l'Atlantique nord ouest mais pour pour le Gulf Stream, on reste un peusur notre faim:
Il paraît "ralenti" (selon le GIEC en 2013) mais sera-t-il stoppé ? Dévié vers le sud ? On ne sait pas trop.
PDF du communiqué, avec les schémas, à télécharger sur
http://www2.cnrs.fr/...lantique_ok.pdf

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Ex prévisionniste en hydrométéorologie sur le bassin de la Garonne.

#2 cpweather

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Posté 17 février 2017 - 17:07

Merci Jean-Louis pour ces informations de pointe très intéressantes!

 

Il faut savoir que c'est bien la circulation thermohaline qui est menacée. Il y a d'ailleurs un dossier très complet ici: http://acces.ens-lyo...rcuthermohalhtm et qui vaut la peine d'être lu et relu tranquillement.


Christian Pagé

Météorologiste professionnel


#3 Mizar

Mizar

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Posté 18 février 2017 - 09:37

Intéressant effectivement... Merci @ vous deux  !!!  :-)


Modifié par Mizar, 18 février 2017 - 11:42.





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