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Bilan post tempête (bis)


dann17

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Tout d'abord, je souhaiterais remercier Jean-François pour ses explications concernant les modeles de prévisions.

Ce post est dans le même ordre d'idée, mais pas exactement, c'est pour cette raison que je souhaite le mettre à part.

Je tiens donc à apporter quelques remarques ayant rapport à l'interprétation des quantités de neige observées par les radars.

Vous aurez tous vu que, au début de la nuit passée, une bande de fortes précipitations nous a (pas tous malheureusement, je ne vais pas enfoncer le couteau dans la plaie!) touché. À un moment donné, nous avons subi un taux d'un peu plus de 6cm/h, pendant quelques minutes. Mais en faisant une moyenne sur tout l'épisode intense qui aura duré environ 2 heures, le taux moyen etait d'environ 4 cm/h, ce qui signifie que la quantité de neige tombée aurait dû être de 8 cm... or ce n'était pas du tout le cas. En effet, durant ces deux heures, il était déjà tombé près de 15 cm, ce qui signifie que le taux horaire réel etait de près de 8 cm/h !! càd du rouge écarlate pendant 2 heures d'affilée. Vous vous doutez bien que ce n'etait pas du tout ce qui apparaissait sur les radars.

Conclusion : force est de constater que le taux affiché par les radars n'est qu'une moyenne établie pour le Québec, où, en règle générale, le ratio est habituellement 1:10, en se basant sur la moyenne de toutes les chutes de neige. (pour exemple, en France, ce ratio moyen n'est que de 1:8, car la neige est, là-bas, svt plus humide qu'ici). Ainsi, pour ce qui concerne notre tempête, le ratio a bien dû être de l'ordre de 1:16 à 1:18, ce qui est énorme. Mais nous rentrons bien dans le domaine possible, puisque la masse volumique moyenne de la neige oscille autour de 110 kg/m³, avec un ecart-type de 40 kg/m³ (données Wikipedia). Donc tout laisse à penser que les extrêmes peuvent tres certainement atteindre les 60 kg/m³, lorsque toutes les couches atmosphériques sont très froides, ce qui etait le cas ...

 

Sinon, ici nous avons eu une accumulation de 43 cm. Ce qui porte le total présentement au sol à 1m10.

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Explication plus simpliste... Flocon plus petit = plus de neige dans un espace donné car moins d'air entre eux dans ce même espace.

 

Durant les périodes de très fortes précipitations, on se serait cru dans un sablier avec cette neige qui n'était pas plus grosse qu'un grain de sable.

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Vrai que la densité de la neige peut jouer un rôle (le radar mesure un signal micro-onde rétrodiffusé par la précip. Ce signal doit être par la suite converti en un taux de précipitation et cela contient une certaine part de facteurs plus ou moins arbitraires), mail il ne faut pas oublier que les images radars montrent le taux de précip en altitude (normalement 1.5km sur les images au Canada). Il arrive que la précip peut s'intensifier dans les niveaux inférieurs et donc expliquer une accum plus grande que celle observée sur les images. On peut aussi avoir le phénomène inverse quand la précip s'évapore sous le nuage. On retrouve alors peu ou pas de précip en surface.

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Je me risque ici: la ville de Québec a connu un effet de lac, ou plutôt un effet de fleuve.

 

Comme JF le dit, l'image radar qu'on nous donne est un composite d'une altitude donnée.

 

Les vents pendant la tempête suivaient presque exactement la vallée du St-Laurent, donc aux précipitations normales du système faut ajouter celles dues à notre effet de lac. Or l'effet de lac n'est que peu visible au radar justement parce que le gros des précipitations se forme sous cette altitude composite. Ca explique en grande partie aussi la différence en précipitation entre Montréal et Québec pour cette tempête.

Modifié par JF Massicotte
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Je me risque ici: la ville de Québec a connu un effet de lac, ou plutôt un effet de fleuve.

 

Comme JF le dit, l'image radar qu'on nous donne est un composite d'une altitude donnée.

 

Les vents pendant la tempête suivaient presque exactement la vallée du St-Laurent, donc aux précipitations normales du système faut ajouter celles dues à notre effet de lac. Or l'effet de lac n'est que peu visible au radar justement parce que le gros des précipitations se forme sous cette altitude composite. Ca explique en grande partie aussi la différence en précipitation entre Montréal et Québec pour cette tempête.

Il est en effet très probable que les radars ne voient pas (ou très peu) l'intensité d'un effet lac.

Cependant pour ce qui concerne celui que tu supposes pour Quebec hier, ceci est quasiment impossible, car le St Laurent est gelé (presque completement). Ce ne sont pas les 10% à peine en eaux libres qui peuvent créer cet effet lac dont tu parles. D'autant plus que les eaux sont à environ -1 ou -2°C (je rappelle qu'à QC, l'eau est salée, donc elle ne gele qu'à -2°C), et la nuit de la tempête, il ne faisait que -9°C, autrement peu de différence. Donc, non pas d'effet de lac possible.

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Je me risque ici: la ville de Québec a connu un effet de lac, ou plutôt un effet de fleuve.

 

Comme JF le dit, l'image radar qu'on nous donne est un composite d'une altitude donnée.

 

Les vents pendant la tempête suivaient presque exactement la vallée du St-Laurent, donc aux précipitations normales du système faut ajouter celles dues à notre effet de lac. Or l'effet de lac n'est que peu visible au radar justement parce que le gros des précipitations se forme sous cette altitude composite. Ca explique en grande partie aussi la différence en précipitation entre Montréal et Québec pour cette tempête.

Il est en effet très probable que les radars ne voient pas (ou très peu) l'intensité d'un effet lac.

Cependant pour ce qui concerne celui que tu supposes pour Quebec hier, ceci est quasiment impossible, car le St Laurent est gelé (presque completement). Ce ne sont pas les 10% à peine en eaux libres qui peuvent créer cet effet lac dont tu parles. D'autant plus que les eaux sont à environ -1 ou -2°C (je rappelle qu'à QC, l'eau est salée, donc elle ne gele qu'à -2°C), et la nuit de la tempête, il ne faisait que -9°C, autrement peu de différence. Donc, non pas d'effet de lac possible.

À Québec, l'eau n'est pas salée. Ce n'est que vers la pointe est de l'île d'Orléans que l'eau devient légèrement salée.

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Effectivement, la masse d'eau n'est pas assez grande à la hauteur de quebec pour créer un effet de lac significatif.

 

La grande différence entre mtl et Qc c'est que Québec a été touché par la bande la plus forte de la tempete.

 

C'est ce qui fait la différence entre le 50 CM de Québec ... et le 20 CM de montreal. Même chose entre montréal et Sherbrooke.... la bande à monté franc nord du vermont vers le quebec en passant par sherbrooke.

 

Voila :lol:

 

@+

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L'eau est gelée à Québec même, mais avec des vents de 60 km/h du nord-est qui suivaient exactement l'axe du fleuve je ne crois pas me tromper en disant qu'ils étaient assez forts pour créer un effet de lac sur une grande distance... La pointe de l'ile d'orléan, ce n'est pas très loin. Les effets de lac de la semaine dernière sur l'État de New York propageaient sur quelques 100 km, à 100 km de Québec il y a bien suffisament d'humidité créée par le fleuve pour permettre un effet de lac.

 

 

Franky, je ne dis pas que ca explique la totalité de la différecne, j'explique simplement pourquoi le radar montrait un intensité moins grande qu'en réalité.

Modifié par JF Massicotte
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L'eau est gelée à Québec même, mais avec des vents de 60 km/h du nord-est qui suivaient exactement l'axe du fleuve je ne crois pas me tromper en disant qu'ils étaient assez forts pour créer un effet de lac sur une grande distance... La pointe de l'ile d'orléan, ce n'est pas très loin. Les effets de lac de la semaine dernière sur l'État de New York propageaient sur quelques 100 km, à 100 km de Québec il y a bien suffisament d'humidité créée par le fleuve pour permettre un effet de lac.

 

 

Franky, je ne dis pas que ca explique la totalité de la différecne, j'explique simplement pourquoi le radar montrait un intensité moins grande qu'en réalité.

Non désolé d'insister, mais l'effet de lac donc tu parles ne tient pas debout (si cela a joué, je dirais que ça représente moins de 5% de la quantité de neige tombée).

Je te propose une explication et un fait :

tu dis que sur toute la longueur du St Laurent, le vent a pu drainer bcp d'humidité en passant au-dessus du peu d'eaux libres qui pouvait rester sur toute une portion du St Laurent. Mais je repete que même si c'est le cas, la tres grande majorité du St Laurent est gelée, et ce bien loin en aval de Quebec. Et de plus la temperature de l'eau de l'estuaire est à -1/-2°C, or l'air etait à -9°C, donc trop peu de differences.

 

Mais si l'explication ne te convient pas, voici des faits :

ici, à St Gabriel (je suis à 35 km au NW de Quebec), il est tombé 43 cm, c'est à dire autant qu'à QC.

En Beauce, donc bien au sud du fleuve, il est tombé dans les 50 cm de neige...

Cela prouve bien que le phenomene n'etait pas du tout localisé pres du St Laurent.

 

Par ailleurs, tu as bien du voir comme nous tous la bande de fortes precipitations remonter du sud, pour atteindre et traverser de plein fouet la region de Quebec. Ce qui n'avait là encore rien à voir avec l'effet de lac.

 

Quant à l'intensité des precipitations que n'a pas vue le radar, je repete que, à mon avis, cela est dû au fait que le ratio devait être de l'ordre de 1:16 à 1:18 au lieu de 1:10, car je pense fermement que le radar est étalloné de cette façon.

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Juste pour en ajouter un peu sur l'effet de lac...

 

Cette semaine lors de la tempête les vents de surface étaient effectivement du Nord Est, par contre dès qu'on montait en altitude ces vents tournaient du Sud et Sud ouest. Donc tout ce qui aurait pu former un effet de lac se faisait repousser vers le nord. Finalement impossible de rassembler une ''masse critique'' qui aurait permis la formation d'un effet de lac car tout ce faisait balayer ailleurs.

 

Dans le même sens, les vents étaient du Nord-Est, mais les précipitations (bandes de neige abondante) se dirigeaient soit vers le nord, soir le nord-est. Ultimement on pourrait appeler ça un effet ''de mer'' car cette neige (humidité) était pompée directement de l'Atlantique (juste au sud de New York) pour se retrouver en neige moins de 3 ou 4 heures plus tard sur nos têtes.

 

Pour le nord de l'état de New York la semaine dernière, les vents de surface jusqu'à 25 000 pieds étaient de l'ouest nord ouest - donc à partir de l'évaporation, de la condensation, de la formation et même de la précipitation, toutes les couches de l'effet de lac se dirigeaient dans le même sens; une bonne recette pour pelleter longtemps. ^_^

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En fait, au Quebec, l'effet de lac est un phénomène qui se produit essentiellement sur les rives du fleuve à partir de Rimouski vers l'est sur le côté nord de la Gaspésie.

 

Se phénomène se produit surtout au début de l'hiver quand la masse d'eau est encore chaude et que les premières vague de froid surviennent avec un vent du N-O.

 

Étant un habitué du secteur, il peut avoir un effet de lac sur plusieurs jours parfois ^_^

 

À l'ouest de Rimouski le phénomène est plutot rare, car le fleuve n'est pas assez large.

 

:rolleyes:

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En fait, au Quebec, l'effet de lac est un phénomène qui se produit essentiellement sur les rives du fleuve à partir de Rimouski vers l'est sur le côté nord de la Gaspésie.

 

Se phénomène se produit surtout au début de l'hiver quand la masse d'eau est encore chaude et que les premières vague de froid surviennent avec un vent du N-O.

 

Étant un habitué du secteur, il peut avoir un effet de lac sur plusieurs jours parfois ^_^

 

À l'ouest de Rimouski le phénomène est plutot rare, car le fleuve n'est pas assez large.

 

:rolleyes:

Effectivement, de mon point de vue de la rive nord, on voit clairement que, par temps froid et vents du nord-ouest, la rive sud est sous les averses de neige, même lorsqu'il fait plein soleil sur la rive nord.

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