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Lien réchauffement /précipitations confirmé


Chadan

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Canoë

07/08/2008 21h41

 

 

Une nouvelle étude menée par des climatologues de l'Université de Miami et de l'Université de Reading (Royaume-Uni) confirme aujourdhui le lien entre le réchauffement climatique et l'accroissement des très fortes précipitations.

 

Pour lire l'article complet sur le site de Canoë :

http://www.canoe.com/infos/environnement/a...807-214126.html

 

J'ai lu ce que plusieurs d'entre vous pensiez de ce sujet... que pensez-vous de cette étude ? :ph34r:

Modifié par Équipe Modération
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On ne va pas aller à l'encontre des résultats de ces deux chercheurs, car je suppose qu'ils ont épluché de très près tous les éléments disponibles pour en arriver à ces conclusions. Mais il me semblait pourtant que ces résultats étaient déjà connus.

En tout cas, pour ce qui me concerne, je suis pas mal d'accord avec eux deux, sachant que, logiquement, plus l'atmosphère est chaude, plus l'évapo-transpiration est forte (notamment en milieu inter-tropical), ce qui aura pour conséquence de faire augmenter le Td (point de rosée) global moyen. Ainsi, oui cette atmosphère contiendra plus d'énergie (sensible et latente), ce qui occasionnera probablement plus d'instabilité potentielle dans les zones déjà "favorisées", donc des pluies en effet plus soutenues.

Cependant, je me permets d'ajouter un bémol : si la teneur en vapeur d'eau globale augmente légèrement, la température aura suivi le même chemin. Par conséquent, la condensation moyenne globale ne devrait pas évoluer. C'est pour cette raison que les précipitations globales ne devraient probablement pas augmenter. Et finalement, du coup, il apparait que les régions terrestres moins humides connaitront parallèlement un accroissement des conditions sèches.

Mais plus que tout, à mon avis, les principales conséquences ne se feront pas tellement sentir en termes de quantités de précipitations, mais plutôt en terme de plus grande variabilité spatio-temporelle de ces précipitations : en d'autres termes, plus de "chaos" et d'irrégularités du point de vue de ces précipitations...

 

Mais ce n'est que mon humble avis... :ph34r:

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Certain qu'il y a un lien,cela ne fait plus aucun doute selon moi. Meme chez-moi, l'Été est de plus en plus chaude et très désagreable point de vue Humiditée. Étant près de la mer, rarement que j'étais au prise de cette chaleur si humide et ce jours après jours comme cela est présentement. La nuit est constament brumeuse et le matin avant que toute cela se dissipe et bien cela prend quelques heures.

 

En passant, maintenant pres de 10 jours chez-moi sans qu'il pleuve. C'est un peu la déception et la misère pour finir nos foins pour les animaux. C'est la première fois que je suis si tard a cette époque de l'année pour cette corvée et pas juste moi.

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Salut Erick !

Fait plaisir de te revoir sur le forum !

Ben décidément, tu te plains de la relative sécheresse, alors que nous, nous dégoulinons, trempés jusqu'à l'os... ironique si l'on peut dire...

 

Je ne pense pas qu'il faille faire le rapprochement entre le réchauffement global (et cette thèse évoquée par ces deux scientifiques britano-américains) et notre été particulièrement humide (que ce soit sous forme d'eau ici au Québec ou de vapeur d'eau chez toi au New Brunswick)...

Oui en effet, l'air doit être particulièrement doux et humide (teneur en vapeur d'eau) chez toi, et ceci est en effet principalement dû à la présence de l'océan qui se trouve être particulièrement chaud (3°C d'excès) dans les toutes territoriales de l'est du Canada.

Mais ce phénomène, même remarquable sans être exceptionnel, reste trop local dans le temps et dans l'espace pour évoquer un quelconque réchauffement climatique.

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Salut aussi a toi Dann, non je m'excuse mais c'est le contraire. C'est que j'ai relue mon intervention et je crois d'avoir mal formuler ma phrase. J'ai oublié le "NE" dans sans qu'il pleuve... pcq vois-tu moi aussi c'est pratiquement de la pluie a tous les jours et de la, la difficultée a terminer mes corvés ordinaire de l'Été... :blink: mais ton hypothèse est tres logique en passant.

 

Bon Fin De Semaine a tous ... :lol: malgré le temps.

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Si vous avez envie de vous faire des peurs, je vous invites à faire une petite recherche sur google, sous l'onglet Actualités, en y mettant le mot ''inondation'' - y en a partout...

 

:blink: :lol: :lol:

Je sais,ca juste pas de bon sang...rarement vu un sol chez-moi si saturé d'eau a cette période de l'année mais avec la nature, on ne sait jamais a quoi s'attendre d'une saison a l'autre et de la, sa beauté ou sa mediocrité.

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haha on a ri de moi mais j'étais pas dans le champ: réchauffement=plus d'évaporation=plus de nuages=plus de précipitations :P :P :P

 

c'est mathématique -_-

Ben oui mais non, c'est faux ! Ton équation "mathématique" comme tu dis ne marche pas : "plus d'évaporation" n'est pas = à "plus de nuages" ...

plus d'évaporation implique plus de vapeur d'eau dans l'atmosphère. Mais étant donné que l'air est plus chaud, alors la valeur de la pression de vapeur saturante de l'air augmente, c'est à dire que dans un air plus chaud, il faut plus de vapeur d'eau pour atteindre la condensation.

Donc il n'y aurait pas plus de condensation globale moyenne, donc pas plus de nuages, donc pas plus de précipitations.

 

Ce n'est pas ce que tu croyais qui est écrit dans l'article. Non, ils disent "plus de fortes précipitations dans les zones équatoriales et tropicales humides".

 

Je t'invite à lire de plus près l'article, et aussi à lire ce que j'ai écrit au début de ce post...

 

Et puis au fait Castor, dis toi bien que ces fortes précipitations de cet été dans le sud du Québec n'ont strictement rien à voir avec un quelconque réchauffement climatique...

 

Désolé mon vieux, mais t'es dans le champ qd même ! ;) (tout ceci est dit d'une manière amicale, ok ? :) )

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Bonne intuition Castor,

 

en effet, plus de chaleur = plus d'évaporation et forcément plus de condensation. Je ne sais pas si on doit attribuer l'équation de continuité aux mathématiques ou à la physique mais plus simplement cette équation signifie: rien ne se crée, rien ne se perd.

 

Par contre, je ne suis pas sûr si on peut vraiment affirmer: plus d'évaporation = plus de nuages? Il faut comprendre que les nuages sont formés par l'humidité mais aussi par du mouvement vertical vers le haut. Or, toujours selon le principe de continuité, un mouvement vertical vers le haut amène forcément un mouvement vertical vers le bas et donc contraire à la formation de nuages.

 

Dann,

s'il est exact qu'une masse d'air chaud peut contenir beaucoup plus de vapeur d'eau (que l'air froid), il faut dire que cette masse d'air est aussi susceptible de relacher en moyenne plus de précipitation (par condensation). À saturation, l'air chaud dégage beaucoup plus de condensation (précipitations) que l'air froid. Cela explique le fait qu'il tombe peu de précipitations aux pôles comparativement aux latitudes moins élevées. Romie

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Il faut comprendre que les nuages sont formés par l'humidité mais aussi par du mouvement vertical vers le haut. Or, toujours selon le principe de continuité, un mouvement vertical vers le haut amène forcément un mouvement vertical vers le bas et donc contraire à la formation de nuages.

 

Question .

 

Est-ce que ce mouvement vers le bas est systématiquement de la pluie ? Ou l'air (le vent - un courant descendant) peut aussi ''compter'' comme composante qui vient compenser le mouvement vertical ?

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Il faut comprendre que les nuages sont formés par l'humidité mais aussi par du mouvement vertical vers le haut. Or, toujours selon le principe de continuité, un mouvement vertical vers le haut amène forcément un mouvement vertical vers le bas et donc contraire à la formation de nuages.

 

Question .

 

Est-ce que ce mouvement vers le bas est systématiquement de la pluie ? Ou l'air (le vent - un courant descendant) peut aussi ''compter'' comme composante qui vient compenser le mouvement vertical ?

Regg,

 

Un mouvement vertical descendant ("vers le bas") est le plus souvent associé à du beau temps, i.e. anticyclone. À plus petite échelle, lors d'averses ou d'orages le mouvement vertical descendant est associé en général à la zone pluie. Cependant, s'il n'y a pas un mouvement vertical ascendant pour continuer à condenser et à former la pluie, l'averse ou l'orage se dissipe en 15-20 min. en moyenne. C'est pourquoi le cisaillement aide à former des orages qui durent longtemps car cela incline le mouvement vertical ascendant et permet à la pluie de tomber en aval de la zone ascendante, et donc cela permet à l'orage de durer longtemps et de se développer plus.

 

Je ne comprends pas totalement cette phrase cependant:

Ou l'air (le vent - un courant descendant) peut aussi ''compter'' comme composante qui vient compenser le mouvement vertical ?

En fait, le mouvement vertical c'est le mouvement de l'air, alors on ne peut dire: "Ou l'air (le vent - un courant descendant) peut aussi ''compter'' comme composante". Cependant, on pourrait dire qu'un anticyclone ou une crête barométrique va inhiber (ou compenser) le mouvement vertical causé par les thermiques qui se forment par le réchauffement inégal de la surface terrestre, car cet anticyclone cause du mouvement vertical descendant, tandis que les thermiques créent du mouvement vertical ascendant. En calculant le mouvement vertical net, on aura un mouvement vertical en général vers le bas dans un anticyclone, sauf aux thermiques ou un aura de petits cumulus par exemple (cumulus de beau temps).

 

J'espère que c'est pas trop compliqué comme explication et que ça répond à ton interrogation...!

thunderstorm.jpg

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Ah, ça je comprends cette mécanique Christian.

 

Ma question était est-ce que ce qui redescend est seulement (et uniquement) de la pluie. Dans le sens , qu'une partie de ce qui sera ''soulever''. sera dispersé beaucoup plus loin qu'une cellule - auquel cas il n'y aura pas de pluie associé à cette partie là. Donc n'y a t'il pas une partie qui revient tout simplement en circulation d'air (sans pluie). Mais effectivement selon ton explication c'est le cas.

 

C'est un peu mélangeant car on parlait d'évaporation - condensation - et on est rendue dans les échange de masse d'air :) des fois un bout de phrase nous alignes ailleurs. -_-

Modifié par Regg001
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Donc, pour revenir au point du sujet, on peut dire que s'il y a + de condensation, cela ne veut pas nécessairement dire plus de pluie car il peut aussi y avoir évaporation sans pluie (exemples de cumulus de beau temps). De même, dans un climat + chaud, on aura plus de vapeur d'eau possible dans l'air, ce qui n'implique pas nécessairement plus de précipitations, car il faut d'autres facteurs (souvenez-vous de journées chaudes et humides sans pluie). Il n'y a pas de lien direct simple: c'est plutôt un système complexe avec beaucoup de rétro-actions...

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Le réchauffement et l'évolution des végétaux....

 

Il est confirmé que les espèces végétales sont en pleine crise évolutive suite a l'abondance des précipitations estivales. Ici un spécimen de la famille de la quenouille qui est devenue épiphyte question de survivre a la noyade,; le typha des toits.

 

http://i107.photobucket.com/albums/m317/wingei/IMG_0518.jpg

 

Cette seconde sous espèce de quenouille bénéficie de la présence humaine et colonise les terrains dont le niveau d'humidité est au plus bas grâce au drainage. Le typha des gazon. Cette stratégie lui évite aussi la noyade.

 

http://i107.photobucket.com/albums/m317/wingei/IMG_0567.jpg

 

 

Hé les gars, y en a tu de la flotte sur Québec cette été!

Modifié par wingei
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Donc pourrait on parler d'effet de serre plus que de réchaufement - qui as des implications plus nuancées et complexes...

 

Je me souvient qu'après le 11 sept 2001, on ( les scientifiques ) s'étaient aperçu que pendant l'interdiction de quelques jours du trafique aériens au dessus des États Unis, les rayons du soleil étaient plus forts et le sol plus chaud. Donc pourrait on dire aussi qu'une certaine polution atmosphérique nous protège des méfaits de l'autre ?

Si on éliminait cette sourse de polution du jour au lendemain, n'aurait on pas des ouragans encore plus forts, par exemple, à court terme ?

Modifié par Pooram
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en effet, plus de chaleur = plus d'évaporation et forcément plus de condensation.

Dann,

s'il est exact qu'une masse d'air chaud peut contenir beaucoup plus de vapeur d'eau (que l'air froid), il faut dire que cette masse d'air est aussi susceptible de relacher en moyenne plus de précipitation (par condensation). À saturation, l'air chaud dégage beaucoup plus de condensation (précipitations) que l'air froid. Cela explique le fait qu'il tombe peu de précipitations aux pôles comparativement aux latitudes moins élevées. Romie

Non Romie, de même que Castor028, vous faites erreur. Je remercie d'ailleurs Christian (cpweather) pour avoir appuyé l'explication que j'avais donnée précédemment.

Donc en effet, non, ce fameux et trop simpliste : plus de chaleur -> plus d'évaporation -> plus de condensation -> plus de précipitations n'est pas exact.

Il faut voir un peu plus loin que ça... en gros, il faut comprendre que, d'une manière globale, si la température augmente, oui l'évaporation va augmenter, mais l'humidité relative moyenne (en quelque sorte) restera approximativement stable. Donc, comme Christian l'expliquait, il en resulterait un changement complexe de la répartition spatiale et temporelle des précipitations. Le seul changement réel (en plus de la hausse de la température) serait que le point de rosée global connaîtrait lui aussi une hausse en parallèle.

Je le répète, ce qui risque de se produire, d'une manière très générale et à mon humble avis, c'est une augmentation possible de l'intensité de certaines précipitations tropicales et équatoriales, mais probablement une désertification des zones déjà plus sèches. Et possiblemetn aussi un "chaos", un brassage des masses d'air plus vigoureux, dû à l'énergie potentiellement trop élevée qui empruntera des "soupapes" : vents globalement plus forts.

 

Quant à faire le lien, Romie, avec les intensités des précipitations aux pôles vs. aux latitudes plus méridionales, je pense que tu simplifies un peu trop le système atmosphérique et que tu prends un raccourci un peu... osé...?

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