Aller au contenu

Wave

Membres
  • Compteur de contenus

    4 487
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    159

Tout ce qui a été posté par Wave

  1. Wave

    The day after tomorrow

    Bien entendu Erick ! Si on suit ce que tu dis à la lettre, la vraie vie est dehors maintenant en ce qui concerne la météo. Alors, on va tous aller jouer dehors. Je n'ai pas dit qu'il fallait accorder du crédit aux scénarios catastrophe. On parle pour le plaisir de la chose. On peut même parler de la météo des autres planètes. Ma question demeure pertinente : qu'arriverait-il si la circulation thermohaline s'arrêtait ?
  2. Réjean, le GLB est disponible à chaque 12 heures sur 144 heures. Le GLB est vraiment un modèle à part entière, indépendant du REG. En effet, c'est étonnant de voir que le global a mieux performé que le régional (sauf peut-être pour la dernière sortie à 12Z, alors que la tempête était commencée). *** Petite anecdote... Le REG est construit avec une grille variable : la résolution est plus fine sur la zone d'intérêt (Amérique du Nord) qu'ailleurs. Feu André Robert - qui a travaillé au développement d'un modèle global (peut-être le GLB ?) - était d'avis qu'il valait mieux concevoir un modèle régional "encastré" dans le modèle global, mais ce n'est pas ce qui a été décidé. La technologie des modèles encastrés fonctionne bien : elle a été validée à L'UQAM dans le cadre du modèle MC2. Ce modèle a su simuler fidèlement le système responsable du déluge du Saguenay.
  3. Voici ce que je retiens personnellement de cette tempête du 27/12/12. Tout d'abord, bien sûr, parlons des précipitations phénoménales : 45 cm à Montréal constitue un record. L'étendue des précipitations, leur intensité et leur constance étaient digne des plus grosses tempêtes dont je me souviens. Sur l'imagerie radar, elles semblaient venir de nulle part et être stationnaires pendant des heures. Ensuite, il y a eu les vents, du moins dans la vallée du St-Laurent. Des vents soutenus de 40 km/h environ, ça n'a rien de phénoménal. Mais les rafales dépassaient parfois les 80 km/h. Cet écart entre vents moyens et rafales est particulier. Il nous indique que l'atmosphère subissait un brassage important dû à une forte convection. En arrivant, le système rencontrait au nord une masse d'air froid, ce qui jouait contre lui. Malgré cela, l'intense onde à 500 hPa s'est refermée, formant une basse pression en altitude. Alors, la tempête s'est installée sur le Golfe du Maine et elle s'est intensifié au lieu de s'affaiblir. Il semble que le relâchement de chaleur latente a été la clef de cette tempête, qui a eu plusieurs des caractéristiques de ce qu'on appelle une "bombe", sans en être une. C'est probablement elle - la chaleur latente dégagée par les précipitations - qui est responsable de l'intensité, l'uniformité et la durée des précipitations. Sans elle, la tempête n'aurait pas eu lieu. Il serait intéressant de disposer d'outils diagnostiques permettant de faire un bilan énergétique des tempêtes, de façon à les comparer entre elles...
  4. Wave

    The day after tomorrow

    Hum, arrête, tu me mets l'eau à la bouche. Mais quand j'ai pensé à ce sujet, j'avais oublié les extrêmes et je pensais juste à l'idée principale, qui est qu'un changement brusque de pattern du couple atmosphère-océan peut nous amener dans un nouveau pattern complètement différent, où les conditions peuvent être extrêmes. Alors ma question est la suivante : où sont les extrêmes de ce qu'il est possible d'observer ? Quelles seraient les conséquences d'un shutdown de la circulation thermohaline ? Selon ce que je comprends, si cette circulation océanique cessait, le froid qui s'installerait à nos latitudes ferait se reformer la banquise arctique, ce qui la ré-enclancherait rapidement. C'est pour ça que ça prend un événement extrême comme un gigantesque iceberg qui se détache et tombe à la mer. Justement, est-ce qu'il n'y a pas une fissure immense qui aurait été repérée dans le glacier du Groenland et qui annoncerait un débâcle éventuelle ? Mais ça c'est une autre question.
  5. Peut-être une poche chaude en altitude, il faudrait vérifier sur un sondage... Mais il n'a pas besoin de faire au-dessus de zéro en altitude pour que ça se produise. En l'absence de cristaux de glace, d'une surface ou de noyaux quelconques, l'eau pure ne gèle pas à zéro. On appelle ça de l'eau en surfusion il me semble...
  6. 6h30, ouest de Montréal. La visibilité avait augmenté à 300 m, mais elle vient de redescendre à 150 m environ. Neige modérée à forte, vents modérés à très forts. À l'oeil, certaines bourrasques dépassent les 80 km. Les grands arbres sont très secoués.
  7. Ouest de Montréal. Neige modérée à forte, vents modérés à forts, poudrerie. Visibilité : 200 m.
  8. Ici ça a commencé tranquillement à 2h15 ou 2h30, puis ça s'est intensifié graduellement. Ouest de Montréal. Neige modérée, vents modérés à forts, forte poudrerie passagère. Il y des bourrasques qui sifflent dans les arbres et sur les corniches. Visibilité passable à très réduite.
  9. Ste-Geneviève 5h15. Neige modérée, vents modérés, fortes rafales, poudrerie forte par moments. Certaines rafales sont très fortes, très "amples" (lente montée, longue durée forte, puis re-descente). C'est un vent de tempête.
  10. Je me morfonds d'avoir dit que ça ne serait pas comparable à la tempête du 8 mars 2008. Les rafales de vent que j'observe actuellement chez moi à Montréal me la rappellent étrangement.
  11. Toutes les fois sauf une (c'est-à-dire peut-être 6 fois sur 7) où j'ai vu de telles bourrasques, il a neigé abondamment dans les heures suivantes. Ces bourrasques sont le signe que ça brasse. C'est bon signe pour la neige. La seule fois où ça n'a pas été le cas, la neige abondante était passée sur l'Estrie.
  12. Il vient d'y avoir une très forte bourrasque de vent (comme si un très grand tourbillon était passé sur le pâté de maison). J'estime que les rafales atteignent et dépasse par moments les 65 km/h.
  13. Montréal (ouest de l'île) : la neige et le vent ont faibli, il y a une accalmie. AJOUT : Ça a reprit aussitôt.
  14. Montréal : neige modérée à forte, vents modérés à forts (actuellement plus forts que modérés) poudrerie basse persistante et forte poudrerie par moments.
  15. Bon, pour les observations il n'y a pas un sujet spécifique à cette tempête, mais il y a quand même le sujet régulier des observations... ...et c'est là que je vais rapporter mes observations. Mais juste au cas, il faut savoir qu'à Montréal actuellement il fait tempête.
  16. Euh... dehors, il fait tempête. Neige presque modérée, vent moyen modéré, fortes bourrasques de vent, avec forte poudrerie occasionnelle.
  17. Ici, neige entre faible et modérée, vent modéré, quelques fortes rafales. Poudrerie occasionnelle.
  18. Euh... ce que je viens de voir dehors m'impressionne. Fortes rafales de vent et poudrerie passagère.
  19. J'imagine que c'est ici qu'il faut mettre les observations pour la tempête du 27. Donc il est 2h30 et il neige faiblement à Ste-Geneviève.
  20. Oui, c'est du virga : des précipitations qui s'évaporent ou se subliment en tombant. C'est parce que l'air est très sec. Le point de rosée va devoir monter (l'air s'humidifier) avant que ça arrive au sol. En attendant, ce phénomène refroidit l'air.
  21. Le système n'a pas l'air très intense : les images radar ne sont pas impressionnantes. J'ai des gros doutes qu'on aille chercher même 25 cm à Montréal avec ça. (Mais bon, c'est juste une opinion).
  22. Wave

    The day after tomorrow

    Bon, je ne pensais pas qu'il y avait un article qui avait si bien creusé le sujet ! Donc dans le film, il y a refroidissement pour une raison impossible (le mouvement vers le bas réchauffe l'air) et le taux de refroidissement est tout aussi impossible. Si j'ai bien compris l'article, on y explique que les modèles climatiques sont testés de façon à vérifier qu'il peuvent reproduire les périodes glacières. La dynamique qui mène à une période glacière est elle aussi brièvement expliquée. Je ne savais pas qu'on disposait de modèles qui ont cette capacité. C'est très intéressant ! Merci Réjean !
  23. Sur la carte du poste #28, on voit bien le jet qui se sépare en deux sur l'ouest du continent. J'imagine que c'est ça le "split flow" dont Allan parle. En effet, c'est vraiment extrême comme basses géopotentielles à 500 hPa sur le Québec. Ça veut dire un froid au sol de combien ça environ ? J'ai de la misère à croire que c'est possible.
  24. Wave

    The day after tomorrow

    ...ou comme si le mouvement vertical était si extrême que les précipitations en tombant refroidiraient sous zéro toute la colonne jusqu'au sol. Bien sûr, au début ce serait de la grêle qui tomberait, mais après un certain temps ça pourrait (peut-être) être de la neige. Mais on reste dans les hypothèses. Savez-vous ce scénario catastrophe vient d'un article scientifique, d'une théorie particulière, ou quoi ?
  25. C'est vraiment une bonne occasion de tester les modèles. J'ai bien hâte de voir lequel arrivera vainqueur. Et s'il n'aura pas été le meilleur, aurons-nous bien fait d'accorder une certaine confiance au NAM, qui a été longtemps le seul à montrer de fortes accumulations près du fleuve pour cette tempête ?
×
×
  • Créer...