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lefevre.65

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  1. Il me semble intéressant de signaler , depuis que les masses d'air convectives de nord-est à zéro en pseudos entrent en mer sous le vent de la Bretagne, et même en Manche, le développement progressif après une zone de ciel clair, de cumulus ou même de cumulonimbus de plus en plus épais à mesure que la masse d'air s'enrichit des calories pompées à l'océan à 10 ou 12° . D'où les grosses chutes de neige et les orages entretenus au fond du Golfe de Gascogne, notamment en Pays Basque espagnol. Mais l'approche anticyclonique va étendre par le haut son affaissement et son réchauffement pour bloquer de plus en plus bas les commets cumuliformes en SC d'étalement . Ciel clair et temps très froid sur le continent, bien sûr. Seul le soulèvement au vent des Pyrénées entretient encore un peu un corps résiduel orographique neigeux . Attention aux avalanches pour tous ceux que la neige a fait vibrer d'impatience et qui sont prêts à sortir les peaux de phoque. Félicitations aux photographes : j'espère que vous avez noté les nuages d'onde dans le Jet sous le vent des Cantabriques dans la NOAA de Laurent ; et le nombre d'étoiles de neige cachées dans les flocons de Pilou . A bientôt C.L.
  2. Juste pour compléter votre information : hier au soir au radar on voyait bien arriver le coeur de la goutte froide coiffée de son vortex en rotation . Il semble qu'il soit passé sur le Tarn peu après minuit. Par contre en images Sat infrarouges , plus flou et intégré à des niveaux différents il semblait devoir passer au sud de Toulouse . La spirale la plus large est bien allée trainer jusqu'au Pays Basque espagnol Le résultat est là : il a fait exploser le Forum pour votre plus grande joie. A la prochaine fantaisie qu'aucun homme n'aura jamais vue, même pas les Gaulois. CL.
  3. Encore aujourd'hui le pied des téphigrammes France est amputé : notamment Trappes sur lequel on aurait pu s'appuyer hier pour prévoir du verglas et qui ne commence aujourd'hui qu'à 920 hpa ; même si on lâche au niveau du QFE ( P sol ), et que la pression /mer était de 1014 à ooH , ça ne marche pas . Est-ce que Christian Pagé, auteur de ce site si utile, pourrait voir ce qui se passe ? Merci d'avance. C. L.
  4. Je me demande si le sondage de Trappes à 12 H correspond bien avec son pied négatif à ce qu'on lit dans les obs, car ce serait le premier sondage à verglas de la saison sous son air chaud à X (Km) à tempés négatives, mais peut être pas assez épais . A suivre dans le flux cette nuit. Amitiés à tous . Sortez les doudounes . C. L.
  5. Bonjour à mes amis "pinailleurs" : ne pensez-vous pas que vos préoccupations autour de ces tendances au vent de sud-est ne pouvaient tout simplement pas s'appeler AUTAN ? Surtout parce que le paramètre isallobarique n'était pas en place: ni la hausse par le nord est pour déclencher un autan blanc, ni la baisse par l'ouest pour un autan noir. Il pourrait y avoir un autan local à évolution diurne commandé par une petite dépression thermique sur le Gers, mais il me semble que la saison n'est encore pas assez avancée. Par contre vos remarques sur le sondage de Nîmes pouvaient être étendues à celui de Sarragosse quasiment identiques tous ces jours là: Kd à X au-dessus de Rt à V, ciel clair au-dessus des brouillards puis des stratus persistants sur la vallée de l'Ebre ; Golfe du Lion couvert sous les stratus qui rentraient sur la côte Languedocienne, notamment sous le RS de Nîmes. Je brûlais de vous en entretenir mais j'ai un micro en panne et j'ai dû demander un nouveau mot de passe pour celui de mon fils. Amitiés à tous.C.L.
  6. Serait-il possible de demander à Christian Pagé de recentrer nos téphigrammes européens autour de la pseudo plus dix ? Vous devez utiliser un fond canadien hivernal et nos sondages vont sortir à droite du canevas s'il nous vient un air plus chaud. Merci d'avance si c'est possible. C.L.
  7. L'évolution spectaculaire des masses d'air sur l'W de la France m'amène à faire quelques comparaisons dans le temps et dans l'espace entre les sondages de Brest et de Bordeaux, leur subsidence remarquable, le réchauffement à haute altitude et leurs conséquences ausol: Si vous vous souvenez de Brest hier à 12h dans l'entonnoir tropopausique au coeur de la goutte froide avec son Cc à V faussement stabilisé et homogénéisé en Km froid vous n'avez pas dÜ être étonné par les orages du fond du Golfe de Gascogne dans la soirée pénétrant jusqu'à Pau puis calmés sur le continent en train de se refroidir la nuit. Il suffisait de lui ionjecter à la base des tempés et pseudo océaniques supérieures à à 8° pour réveiller son passé convectif, même si ce n'est pas le centre de la goutte froide qui est passé sur le sud. Vous avez d'aileurs pu la suivre aux photos sat avec son "vortex " en déplacement très rapide vers le Golfe de Gênes. A 00h utc Brest commençait à s'affaisser de 825 à 500 hpa dans un flux de nord en rotation anticyclonique sous une advection chaude à VIII à 420 hpa, dans un Jet de plus de 100kt et une tropopause d'air chaud à 230 hpa. Le pied convectif au pied légèrement stabilisé la nuit permettait une évolution diurne en petits cumulus avec averses faibles. A 12h aujourd'hui l'affaissement se confirmait spectaculairement dans de l'air à zéro en pseudo à 910 hpa ; petits cumulus de beau temps au-dessous . Au-dessus de 580 hpa le Kd à VIII et plus continuait à descendre. A 210 hpa la tropo se refroidissait encore ( - 67 ) avouant ses origines subtropicales. Bordeaux entre 00 et 12h passait d'un Convectif normal à IV à un Cd à II avec cumulus jusqu'à 750 hpa (- 11°) devant donner de bonnes averses. Là si on redescend sa pseudo mini on recoupe l'iso zéro vers 950 hpa d'où averse de neige à très basse altitude. Sa tropo est plus chaude et plus basse qu'à Bret . Le jet de NE apparaît. Au sol la hausse de pression matérialise bien cet affaissement de grande échelle: L'anticyclone océanique(dynamique) remplace la dépression à 999 hpa d'hier midi ( plus 30 hpa en 24h ) A suivre. Mais qui est la cause et qui est la conséquence? Amitiés à tous.CL.
  8. Comme Laurent de Gimont me l'a demandé, je dois lui faire un topo sur les radio-sondages samedi après midi ici à Plaisance puisque j'y suis bloqué par mon genou convalescent. Si d'autres sont intéressés ce sera avec plaisir que je les recevrai, mais on pourra multiplier les occasions suivant les besoins. Par contre je ne sais toujours pas utiliser mon scanner flambant neuf pour injecter sur le forum les croquis ou les photos qui me brûlent les doigts quelquefois: je suis donc preneur de topo à mon tour. A bientôt .CL
  9. Si je peux vous apporter un document ou une réponse précise et audible de tout le monde, dites le moi. Je peux passer dans la journée au S.C.E.M. de MF pour les retirer. Si j'ai péché par esotérisme, je vous prie de m'en excuser; la dernière fois je m'adressais à Jean Louis qui m'a l'air tout à fait "pro". Mais surtout, ne vous faites pas d'illusions, si j'avais tout compris en météo je ne me poserais pas de questions chaque jour avec vous, même si j'évite de troubler votre bonne entente. L'humilité est la première des qualités du météo et j'ai toujours en travers de la gorge les deux ou trois situations où je n'ai rien compris, même après coup quand certains disent: je vous l'avais bien dit, c'était bien ça ...Mais ce matin, que la montagne était belle à l'avant du front chaud entre Tarbes et Toulouse! Amitiés et bonne année à tous. C.L.
  10. La saison des brouillards a déjà commencé en moyenne vallée de Garonne et même au-delà : mais chez nous il va falloir se méfier des tendances au vent d'autan en fin de nuit où son mini brassage turbulent va se conjuguer avec plusieurs causes : évaporation des rivières (attention aux confluents), rayonnement des plaines ou plateaux voisins et petits transports advectifs difficiles à localiser pour saturer les basses couches. Encore un défi que les modèles ne maîtrisent pas encore me semble-t-il. A vos pifomètres, donc. On n'accusera plus l'A.Z.F. d'engendrer localement le mécanisme et l'on perdra aussi cet hiver les fines précipitations glacées en cristaux ténus à l' W et au N.W. de l'ancienne ONIA . Amitiés. C.LEFEVRE
  11. Tous les amateurs d'originalités ont à se mettre sous la dent le passage d'une dépression chaude à une dépression froide avec Kate qui a fini de contourner l'anticyclone des Açores par le sud et l'ouest pour s'intégrer dans la circulation polaire avec tout ce que ça comporte d'explosif . Vous allez pouvoir exercer votre perspicacité, notamment si nous avions quelques radio-sondages au bon endroit et au bon moment, comme on dit toujours. Amusez vous bien. Amitiés météorologiques C.LEFEVRE.
  12. Je reviens sur le tracé des pseudos(courbe bleue ou T'w) des R.S.: j'ai sous les yeux la "masse d'airs" de ce matin elle montre d'un seul coup d'oeil qu'entre La Corogne et Santander un front froid peut-être perdu de vue et frontolysé, devenu limite de masses d'air très subsidentes sépare de l'air à VII ( à 900 hpa à La Corogne) d'air à XIII très surplombant (à 700 hpa à Santander sur un pied "chaud à XVI de 1700 ou 1800 mètre d'épaisseur responsables des fortes bruines ). Il est vraiment dommage de ne pas en disposer pour la suite à donner aux rentrées maritimes. Maintenant, je comprends très bien qu'il est peut être difficile de les sortir dans les temps record dont vous alimentez ce site et que j'apprécie beaucoup. Merci de toutes façons. C.L.
  13. Pour compléter mon introduction aux rentrées maritimes je me permets de parler du facteur océanique bien étudié par mon collègue Wisdorff au temps où il était à La Rochelle car il conditionne le renforcement et l'humidification de la source froide océanique. Pour refroidir et donc humidifier la masse d'air au contact de l'océan, il faut qu'un régime d'est vienne lécher les côtes des Cantabriques pendant plusieurs jours, provoquant ainsi la remontée des eaux froides par "up welling", et leur glissement vers le nord grâce à Mr Coriolis. Le gradient thermique horizontal se renforçant sensiblement en face du continent surchauffé, un front de rafales se déclanche noyant la côte sous brouillards, stratus et vents violents qui ont mis en danger bien des véliplanchistes : ce sont les galernes bien connues des pêcheurs basques et de tous les habitants de la côte. Verticalement cette masse d'air subit un affaissement intense qui pulse l'écoulement horizontal en violentes rafales. D'où le premier prédicteur à l'analyse : l'onde de hausse de pression ( plus 3 à plus 8 hectopascals en 3h) qui s'engage rapidement d'w en est le long des Cantabriques. Cette fois-ci on n'a pas atteint ce stade, mais la rentrée maritime est allée jusqu'à la Méditerranée,il bruinait à toulouse à 6h lundi, où l'on perdu 6° en max. Tarbes a perdu 12,1 °, les rafales,modestes, ont atteint 32kt dimanche soir et la hausse de P ,presque 4 HPA entre 21 et 00H. Je regrette que cela n'ait pas été bien prévu parce qu'évident Dimanche après-midi. Maintenant, il est évident que l'injection d'air froid par le haut sur un pied chaud et humide doublera les causes d'instabilisation et conduira à des orages inquiétants avec de forts riques de grêle. C'est l'entrée en lice de l'échelle synoptique que je n'oublie évidemment pas. Amitiés météorologiques à tous. C.L.
  14. Je vois avec beaucoup d'intérêt des amateurs de météo se préoccuper de prévisions de petite échelle. Le problème actuel qui se pose est celui-ci : quand et comment sortira-t-on de cette canicule .J'en guette l'issue avec intérêt et comme je vois se mettre en place la solution je vous propose ce jeu : quand et jusqu'où et sous quelle épaisseur se produira la "rentrée océanique humide" qui mettra un terme aux chaleurs exceptionnelles ? A l'occasion je vous indique le mécanisme à surveiller : entre la source froide océanique du Golfe de Gascogne et la source chaude du continent surchauffé se met en place un mécanisme de brises à plusieurs échelles. De la brise côtière qui entre sur 10 ou 20 km, à la frontogénèse méso- synoptique qui ballaie en quelques heures tout le sud-ouest d'un front de rafales, de stratus épais et de bruines, tout est possible. Certaines "rentrées maritimes", peu épaisses, butent sur le plateau de Ger, sous plus fortes épaisseurs, elles atteignent le plateau de Lannemezan, et enfin, supérieures à 600mètres elles arrivent à Toulouse pour notre bien-être. Les modèles à mailles fines commencent à les simuler pas mal depuis quelques années, mais le problème nous est posé aujourd'hui : pensez-y.
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