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Wave

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Tout ce qui a été posté par Wave

  1. D'accord, pourvu que le GFS se trompe au long terme, car il nous prévoit à répétition un redoux autour du 14 décembre. Le modèle ensembliste d'EC et le ECMWF semblent suivre cette tendance.
  2. Wave

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    Je dirais même plus : ce gars est un abruti méprisant et arrogant ! Il relègue toute une population de professionnels scientifiques et tout une profession au rang d'incapables sans rien y connaître... Et en effet, c'est à cause de gens comme lui que beaucoup de monde traite la météo comme l'astrologie. L'astrologie passe même largement devant dans nos sociétés... y a qu'à entendre les gens ! Que voulez-vous... Tu as bien raison Dann et je lui ai répondu. Je ne sais pas si mon commentaire sera publié ou effacé... (Fin du hors sujet)
  3. Wow ! Quel monstre, ce système ! Mais ce serait presque seulement de la pluie sur le sud, le centre et l'est du Québec. En passant, voici comment se répartissent les 22 scénarios du modèle ensembliste d'EC émis hier soir (jeudi 00Z), pour la période entre 132 et 192 heures (en eq.eau) à Montréal (les calculs sont approximatifs) : 10 mm et plus : 20 scénarios 15 mm et plus : 16 20 mm et plus : 13 25 mm et plus : 10 30 mm et plus : 5 Voici le lien : http://www.meteo.gc.ca/ensemble/charts_f.h...e=00&Type=pcp12 C'est vraiment remarquable, car les scénarios du modèle ensembliste ont généralement tendance à faire passer les systèmes trop à l'est. C'était semblable pour le dernier gros système (j'avais dit sensiblement la même chose) et nous avons eu de la pluie. Je ne veux pas faire le prophète de malheur, mais je dis simplement les faits tels qu'ils sont. Bon, j'ai refait le compte pour les prévisions émises jeudi matin (12Z) et voici ce que ça donne (les précipitations moyennes sont un peu moins impressionnantes): 10 mm et plus : 15 scénarios sur 22 15 mm et plus : 13 scénarios sur 22 (dont 6 en pluie) 20 mm et plus : 7 25 mm et plus : 6 (dont 2 en pluie) 30 mm et plus : 5 Un des 22 scénarios prévoit 55 mm (seulement en neige) en 48 heures (et un autre 48 mm en neige). À 500 hPa, le phasage est parfait avec un tilt négatif s'avançant sur l'Atlantique près des Carolines. Il s'agit bien sûr d'un phantasme de météorologue ! Voici la page (et c'est le numéro 14) : http://www.meteo.gc.ca/ensemble/charts_f.h...Time=12&Type=gz
  4. Bien dit Allan. Un phasage, c'est lorsque deux ondes du courant jet s'épousent harmonieusement pour former une super onde (un peu comme deux personnes qui dorment en cuillère). Le phasage est encore mieux réussi lorsque les creux s'épousent en formant une vague orientée vers le sud et incurvée vers le sud-est (ou vers l'est), comme une vague sur l'eau qui déferlerait vers l'est, mais vu à l'envers (dans l'hémisphère nord). Ce type de creux est une caractéristique des systèmes intenses. On parle alors d'un "tilt négatif" (inclinaison négative) du creux.
  5. Ouin, j'avais pas trop compris ce qu'il voulait dire, mais là je vois. La tempête passe loin à l'est avec cette run 00Z du GFS, qui sépare l'énergie en deux (une partie reste au sud et l'autre est emportée par le front froid sur les maritimes. Puis l'onde au sud se met presque en phase avec le clipper suivant, mais le phasage n'est pas vraiment réussi. Il s'agit d'un genre de compromis entre le GFS 12 Z et le ECMWF 00Z d'hier soir. Le GFS a perdu sa constance des quelques runs précédentes et il perd ma confiance. Tout est possible entre mardi et jeudi prochain.
  6. Regg, sur ce site tu peux comparer le GFS et ECMWF sur une mêmem carte: ECMWF PO En effet. C'est ce site que je consulte habituellement. Il y a aussi les cartes sur météocentre pour les différents modèles, dont le ecmwf : http://meteocentre.com/models/
  7. Pour les curieux, on mentionne dans ce texte la forte "baroclinicité", alors il s'agit des fortes différences de température (sur de courtes distances) entre les deux masses d'air en présence. C'est la principale source d'énergie des systèmes à nos latitudes.
  8. Oui, intéressant. On voit un "jet sreak" sur l'ouest canadien, descendant vers le centre sud des É.U. Son énergie contribue à intensifier le creux à 500 hPa (l'onde planétaire), ce qui permet ensuite (selon le GFS) à la circulation en altitude d'entraîner vers l'est l'onde courte située sur le Texas et le Mexique. Le résultat est une onde courte amplifiée, en phase avec l'onde planétaire, ce qui permet au GFS de produire le "perfect storm" qu'il présente. Le Gemglb 12Z ne prévoit pas un phasage aussi réussi, de sorte qu'une partie de l'énergie à 500 hPa reste en arrière du système, sur le Texas et le Mexique. C'est pourquoi il ne développe pas une tempête aussi intense que le GFS. Je suppose que le jet streak qui vient creuser l'onde planétaire est moins puissant selon le Gemglb. Comme je l'ai mentionné plus haut, le ECMWF (00Z) prévoit que le phasage se produira au passage du clipper suivant (2 jours plus tard) et c'est un phasage bien réussi. En ce sens, on voit que le Gemglb est à mi-chemin entre le GFS et le ECMWF : l'onde courte au sud n'est pas emportée lors du passage du premier clipper, mais l'onde planétaire se creuse quand même à ce moment et un système (moins intense) se forme quand même sur l'est des É.U. Quant au ECMWF 12Z, il ressemble au Gemglb, mais deux jours plus tard. C'est une variante de sa solution précédente (ECMWF 00Z), où le deuxième clipper creuse l'onde planétaire. Mais le sysème est moins intense, car le "tilt négatif" est moins prononcé. C'est encore une question de configuration des ondes à 500 hPa.
  9. Pour le GFS (12Z), les "deux systèmes" sont en fait un seul système comportant deux centres dépressionnaires. On constate en observant les cartes de surface et à 500 hPa que ce système est le résultat de la mise en phase de deux ondes : une onde plus importante (disons planétaire) associée à un clipper et un onde courte vigoureuse passant juste au nord du golfe du Mexique. Margré des variations (importantes pour nous, mais petites à l'échelle synoptique) sur la forme et la trajectoire précise de ce système, le GFS est constant de run en run quant à cette mise en phase et au développement d'un centre intense en provenance du Golfe du Mexique. Pour le ECMWF, tu veux sans doute dire Dave à 144h, pas 168h, car le premier système est déja passé et est rendu loin à 168h. Ces cartes (et celles à 500 hPa) montrent que la mise en phase avec l'onde au sud est rattée lors du passage du premier clipper à 144h, car la descente d'air froid vers le centre des É.U. ne se produit pas à ce moment. Cependant, elle se produit au passage du clipper suivant (2 jours plus tard) et c'est alors qu'il y a mise en phase des deux ondes, car l'onde au sud attendait le train. La solution du ECMWF est plus jolie que celle du GFS, car nous n'aurions que de la neige. Cependant, ce modèle n'a pas été constant avec ce système, contrairement au GFS.
  10. De rien, de rien ! Le géopotentiel est l'altitude d'un niveau de pression. Étant donné que les pressions fluctuent, la hauteur d'un niveau de pression varie horizontalement et dans le temps. Prenons par exemple le niveau de pression 500 hPa. La carte du géopotentiel à ce niveau représente l'altitude de ce niveau. Les lignes de contours qu'on y observe ne sont pas des isobares, mais ce sont des isohypses, c'est à dire qu'elles relient les points situés à une même altitude sur ce niveau de pression. Autrement dit, tu peux voir le niveau de pression comme une surface courbe et les isohypses représentent les "courbes de niveau" (les altitudes) de cette surface. Si, par exemple, tu regardes une carte du géopotentiel au niveau de pression 850 hPa, les creux et minima sont des vallées et dépressions de cette surface, alors que les crêtes et maxima sont des colines et sommets. Ce qu'on appelle le "thickness" (en français, c'est l'épaisseur) est la distance verticale entre deux niveaux de pression, par exemple entre le niveau 1000 hPa et 500 hPa. Cette distance est simplement égale à la différence d'altitude entre les deux niveaux. Le "thickness" dépend de la température de l'air. En fait, c'est très simple ! Plus on réchauffe un volume d'air sans changer sa pression, plus le volume prend de l'expension. Ainsi, les niveaux de pression sont plus reserrés en air froid et plus distancés en air chaud. Le "thickness" dépend aussi du contenu en eau de l'air situé entre les deux niveaux considérés, mais ce lien est plus subtile. Si tu aimes la physique et les maths, voici une explication plus détaillée. Imagine une colonne d'air cylindrique dont la base (de 1 mètre carré) est située à l'altitude pour laquelle la pression vaut 1000 hPa et dont le sommet est situé à l'altitude pour laquelle la pression vaut 500 hPa. Alors le "thickness" est la hauteur de ce cylindre, c'est-à-dire la différence d'altitude entre la base et le sommet du cylindre. Le poids de cette colonne d'air vaut : (1000-500) hPa x 1 mètre carré = 500 hN = 50 000 Newtons, donc il est fixe. Or, nous savons que le poids d'un volume d'air dépend de sa composition, de sa pression et de sa température. Le poids et la pression de la colonne (à sa base et son sommet) étant fixes, on déduit que son volume dépend de sa température (moyenne pondérée par la masse) et de sa composition. Puisque l'aire de la base est fixe elle aussi, on comprend que la hauteur de la colonne cylindrique dépend de sa température et de sa composition. On en conclut que l'épaisseur entre les deux niveaux de pression dépend de la température de l'air et du contenu en eau entre ces deux niveaux. Tu trouveras plus d'informations sur le lien entre les épaisseurs et la forme des précipitations (pluie/neige/grésil/verglas) à la rubrique dont voici l'adresse : http://meteocentre.com/forums/index.php?showtopic=4898&st=15 Ciao !
  11. Ah ! il me semblais aussi, alors désolé Regg pour le ton, il est bien permis de s'amuser sur le forum. Parfois, je suis un peu suceptible. Y'a des jours comme ça et c'était le cas hier. Là aujourd'hui, j'ai pris mon Ritalin (pardon mon milpertui) et ça va mieux ! Bon, je reviens à nos moutons qui traversent le ciel et se déversent parfois sur nous. Si vous vous souvenez bien, 50% des 20 scénarios du modèle ensembliste d'EC prévoyaient hier matin (et avant hier soir) 10 mm et plus (en éq.eau) pour cette probable tempête à venir, à Montréal. Alors, je me suis amusé à refaire le compte et ça donne ce qui suit, toujours pour Montréal, pour les scénarios calculées à partir de 00Z hier soir et seulement pour la durée de la tempête. 85% des scénarios prévoient 10 mm et plus. 70% prévoient 15 mm et plus. 35% prévoient 20 mm et plus. 15% prévoient environ 30 mm. C'est données sont approximatives, en équivalent eau. À trois jours d'échéance, c'est très significatif. Mais en gros, ça confirme ce que montrent les dernières runs des Gemglb, GFS et NAM. Actuellement, selon les données disponibles, on peut s'attendre à recevoir à Montréal entre 15 et 20 mm d'équivalent eau, ou peut-être un peu plus. En fait, c'est le potentiel de précipitations qu'avait avancé Pierre, au début de cette rubrique.
  12. Praise the Lord, on a un nouveau prédicateur Subtilement faudrait nous dire la différence. Et une prévision ça peu évoluer au fils des heures et des jours. Je mets toujours un gros ''disclaimer'' sur mes prévisions qui dit : avec les données et les informations que j'ai en main ''aujourd'hui'' ou ''en ce moment'' voici ce que je pense qu'il va arriver. En passant... une tempête ne fait pas une saison Cher Regg, je crois que tu veux me faire parler... et ça marche. Tu sais sans doute qu'une prévision est basée sur des arguments rationnels, alors qu'une prédiction peut se passer de la raison. C'est pour ça qu'on dit "les prédictions astrologiques (non pas astronomiques)" et "les prévisions météorologiques". Une hirondelle ne fait pas le printemps et une tempête ne fait pas la saison, c'est bien connu. Mais il y a des "paterns" météo qui reviennent plus fréquemment certaines saisons, au point de défier les probabilités, s'il ne s'agissait que de hasard. Or, il ne s'agit pas que de hasard et nous savons même que la fréquence de ces paterns est reliée aux phénomènes tels que les NAO, ENSO et compagnie, qui sont des phénomènes cycliques comportant une relative périodicité. C'est pourquoi j'ai écrit que je pensais que cette prochaine tempête donnerait le ton de la saison à venir. Bien entendu, c'est juste une intuition et mes arguments rationnels sont déjà épuisés. Je laisse à d'autres le soin de faire les statistiques et d'établir les probabilités. Sans rancune.
  13. C'est vrai, même que j'en ai fait la remarque hier sous l'ancienne rubrique. On sait que ce système va se développer et on est presque certain qu'il nous affectera. On constate même que les risques de mélanges sont élevés sur le sud du Québec. Alors, bonne chance à ceux qui veulent se mouiller. Moi, j'ai déjà dit mon opinion : avec ce système, on aura une répétition des grosses tempêtes de l'année dernière, donc des mélanges le long du fleuve, de la neige abondante au nord et surtout du verglas ou de la pluie sur les Cantons de l'est. À moins qu'il passe encore plus à l'ouest et là on aurait carrément de la pluie le long du fleuve et des mélanges au nord. Il s'agit d'une prédiction (pas une prévision) météo et ça vaut bien les prédictions de Jojo. Je prédis aussi que cette tempête va nous donner le ton de l'hiver à venir : aura-t-on un hiver neigeux, pluvieux ou mélangé à Mtl.
  14. Bon, bon, on se calme ! On est à quatre jours de l'événement. L'intensité et la trajectoire de ce système sont encore très incertains. Gardons en tête que ce ne sont pour l'instant que des hypothèses.
  15. En passant, 50% des scénarios du modèle ensembliste d'EC produits hier soir prévoient 10 cm et plus sur Montréal. À quatre jours d'échéance, c'est sérieux. En effet, lorsqu'une tempête remonte la côte vers nous, ce modèle prévoit toujours le système trop loin à l'est, puis il s'ajuste durant les 2 ou 3 derniers jours. À mon avis, ça signifie que les chances que le centre dépressionnaire s'amène sur le sud du Québec ou même plus à l'ouest sont élevées. Avec ce système, alors que le GFS de ce matin (12Z) développe une tempête de neige sur la vallée du St-Laurent, le Gemglb (12Z) amène la tempête principalement au nord du fleuve. Quelle surprise. Ce qui fera la différence dans la trajectoire et l'intensité de ce système, c'est essentiellement le creusage du clipper. Ici, la dynamique entre le clipper et l'onde planétaire en altitude est cruciale. Si cette dynamique est efficace (donc si tous les ingrédients qui y participent sont présents), alors le clipper va se creuser davantage et absorber la dépression côtière. À l'opposé, une dynamique déficiente affaiblirait le clipper et le système côtier passerait plus loin à l'est. Le creusage du clipper près des Grands Lacs sera essentiellement contrôlé par l'advection de tourbillon en haute altitude (disons autour de 500 hPa) et, dans une mesure importante mais moindre, par le dégagement de chaleur des Grands Lacs. Autrement dit, il dépend du passage d'un "jet streak". En retour, à mesure que le clipper s'intensifiera, l'advection d'air froid qu'il provoquera à l'arrière déformera le géopotentiel en altitude, ce qui renforcira le jet streak. C'est ce que je veux dire quand je dis que la dynamique entre l'onde planétaire et le clipper est cruciale. Cette dynamique est un phénomène non linéaire, ce qui signifie qu'il est à rétroaction positive : c'est comme si le clipper, en absorbant l'énergie du jet streak au bon endroit (par rapport à l'onde planétaire), nourrit en retour le jet streak qui le nourrit. Lorsque ce phénomène est à son maximum d'amplitude, le système dépressionnaire devient très intense, jusqu'à ce qu'il mélange l'air autour de lui, ce qui crée un sytème vertical (une dépression au sol sous un creux fermée en altitude), c'est-à-dire jusqu'à ce qu'il s'occlut, et alors il s'affaiblit jusqu'à se dissiper. L'interaction entre le clipper et la dépression côtière sera également importante, mais la dynamique de ce système est plus complexe.
  16. Wow ! Alex, ta carte est vraiment super ! On dirait que l'air chaud s'est rendu jusqu'ici (la région de Montréal et autour) après avoir été canalisé de l'océan, en passant surtout par la vallée du lac Champlain et, dans une moindre mesure, par les petites vallées traversant les Appalaches. C'est logique car l'air chaud provenant de l'océan devait voyager assez bas, mais essentiellement au-dessus de la couche limite. En effet, c'est au-dessus de celle-ci que le vent suit les isohypses. Dans la vallée du lac Champlain, la couche limite doit avoir environ 1 km d'épais, alors qu'au dessus des montagnes, elle doit être plus épaisse, peut-être 1.5 ou 2 km. Autrement dit, la vallée du lac Champlain a créé une vallée atmosphérique creusée dans le manteau de la turbulence. Cette vallée atmosphérique était située à la bonne altitude pour pouvoir canaliser les vents humides et "chauds" provenant de l'océan à 850 hPa. Il faut dire que, avec des vents très forts à 850 hPa, la couche limite devait se mélanger assez rapidement et contribuer au transport de la chaleur et de l'humidité vers l'ouest et le sud-ouest dans le bas de l'atmosphère, où le vent était de l'est en général et du nord-est dans la vallée du St-Laurent. Se pourrait-il que la raison pour laquelle Lanaudière a été particulièrement enneigée soit qu'elle se situe dans l'axe de la vallée du lac Champlain ou un peu plus à l'ouest de cet axe ? Cela s'explique alors très bien par ma théorie. En effet, l'air canalisé par la vallée du lac Champlain était sans doute moins asséché, donc plus humide que l'air ayant traversé les montagnes. Par ailleurs, je me demande si, dans les modèles météo, la paramétrisation des échanges turbulents au-dessus des montagnes est adéquate. Car la plupart des modèles ont prévu vraiment trop de précipitations sur de vastes régions, en particulier Lanaudière et Charlevoix. Les montagnes auxquelles je pense ne sont pas nécessairement celle-là (peut-être aussi celles-la), mais surtout les Appalaches. C'est une théorie qui semble appuyée par cette carte d'enneigement. Bon, je suis en train d'écrire une thèse, je vais m'arrêter !
  17. Mizar, Celle-là est pour nous, laisses-nous la. T'en auras des belles aux fêtes.
  18. Je n'ai pas vraiment confiance en cette dernière prévision du GFS et je m'explique. Le GFS a parfois de la difficulté avec l'advection positive de tourbillon (PVA) en altitude. Or, c'est un élément très important dans le développement de ce système. En effet, un important "jet streak" descendant le courant jet sur les prairies viendra creuser l'onde planétaire à 500hPa et contribuera à intensifier le système au sud des Grands Lacs. Dans la dernière prévision du GFS (celle de 00Z), le système a de la difficulté à prendre forme et se tasse vers l'océan, en raison du creux vers l'est (dans le champ de pression au sol) qui le précède. En effet, un intense creux à l'avant d'une dépression est généralement inibiteur du développement du centre dépressionnaire. Or l'advection positive de tourbillon est justement ce qui peut faire contrepoids à ce phénomène et provoquer un creusage important du système plus près des Grands Lacs. Alors, non seulement le système passerait plus près de nous, mais il serait également plus intense. Le ECMWF est meilleur pour prévoir l'advection positive de tourbillon, alors je vais attendre sa sortie pour voir s'il maintient la route ou s'il suit le GFS.
  19. Bon, je me lance ! Voici ma prévision pour dimanche 30 novembre et lundi 1er décembre, à prendre avec un bloc de sel ! Sur le sud du Québec, l'ennuagement se fera en après-midi dimanche et la neige débutera en fin de soirée. À Montréal, elle sera mêlée de grésil durant la nuit, pour un total de 25 mm EQ eau et 15 cm au sol. Vents de 50 km/h et rafales à 70 km/h. En journée lundi, ce sera le clame plat, sous un ciel couvert et quelques percées de soleil. En Estrie, il y aura du verglas et de la pluie, après une accumulation de 5 cm de neige et grésil. Le plus difficile, c'est Lanaudière : vont-il recevoir 30 cm, 40 cm, ou bien 50 cm ? Disons 25 à 35 cm, tout en neige (dans un rapport 1:10). À Québec, 20 cm de neige et un peu de grésil. J'oubliais : à Dunham, il fera beau et doux. Bien entendu, je plaisante ! Mais j'ai tracé là le portait typique représentant la plupart des dernières tempêtes importantes que nous avons reçues. Alors, j'ai des chances élevées d'être dans le mil, non ?
  20. D'accord avec toi Skipo, c'est seulement sur le GFS 18Z (prévision pour lundi soir 00Z) que la température à 850 hPa dépasse zéro le long du St-Laurent. Cette run ralentit davantage le système, ce qui permet à l'air chaud de se rendre jusqu'à nous en altitude. Je ne crois pas que cette correction dans la prévision de ce matin ne soit qu'une variation due au caractère chaotique et imprévisible de l'atmosphère. Les prochains jours diront si je me trompe, mais cette trajectoire plus à l'ouest du système qui nous affectera lundi est supportée par tous les modèles que j'ai regardé (à 12Z pour 120h) : GFS, GEMGLB, ECMWF et UKMET. Ce n'est sans doute pas un hasard. Quant à la run du GFS 18Z, elle est moins fiable, comme d'habitude. Il est trop tôt pour se prononcer sur la forme que prendront les précipitations dans la vallée du St-Laurent, bien qu'on puisse s'attendre à ce que les précipitations commencent en neige.
  21. Je pense la même chose que toi, Dave. Il y a sans aucun doute un biais dans les modèles, de sorte que, à plusieurs jours d'échéance, ils prévoient les systèmes trop loin à l'est ou au sud. Même le ECMWF prévoyait hier soir que le centre de ce système allait passer près de New York (et allant vers le gulf du St-Laurent), tandis que, dans sa prévision de ce matin (12Z), il le prévoit sur Montréal à 120 heures (donc à 5 jours). En seulement 12 heures, pour tous ces modèles (GFS, emglb et Ecmwf), c'est une méchante correction ! Faut-il s'attendre à une correction additionnelle dans le même sens d'ici demain soir ? Je n'ose pas y penser... En passant, j'ai regardé le météogramme du Ecmwf 12Z (pour Montréal) disponible sur le site de Météocentre. On y voit les températures à 850 hPa demeurer sous les -5 Celsius, mais il ne faut pas s'y fier, car l'échantillonnage est fait aux 24 heures !! Autrement dit, on ne voit pas ce qui se passe réellement selon ce modèle entre l'heure 96 et l'heure 120. Il est bien possible que la température à 850 hPa monte au dessus de zéro (à 108 heures, par exemple) et que ça ne se voit pas sur le météogramme.
  22. En fait, c'est plutôt pour lundi le 1er décembre, alors il faut regarder dans l'autre rubrique pour la suite de la discussion sur cette possible tempête.
  23. EC et MM ne semblent pas croire aux 40 cm et plus pour Charlevoix, car ils disent jusqu'à 35 cm... Bonne tempête à ceux qui la recevront sur la tête et à tous ceux qui l'observeront de loin !
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